Les NEWS

10/07-Quand Robert Ménard s'incline devant une stèle de l'OAS
Le jour anniversaire des massacres d'Oran a été l'occasion pour le maire de Béziers de saluer quatre hommes de l'OAS fusillés par les tribunaux français. Samedi 5 juillet 2014, jour anniversaire des massacres d'Oran de 1961. Le maire de Béziers Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national en mars dernier, s'incline et prononce un discours ému au pied d'une stèle... plutôt polémique du cimetière de la ville. Celle-ci rend hommage à des morts de l'Organisation de l'armée secrète (OAS), l'organisation militaire clandestine de défense de l'Algérie française. Quatre hommes condamnés à mort par les tribunaux français après la guerre. Albert Dovecar et Claude Piegts, à l'origine de l'assassinat du commissaire d'Alger, Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l'attentat manqué contre De Gaulle au Petit-Clamart, et Roger Degueldre, le fondateur des commandos Delta.
Interrogé par Le Nouvel Observateur, Robert Ménard assume totalement. "Ça n'est pas une stèle en l'honneur de l'OAS, mais de fusillés comme il y en a tant eu, avec un certain nombre de noms qui figurent sur cette plaque". "Je suis né à Oran, mon père a failli être tué ce jour-là. Il y a un déni de réalité sur ce qui s'est passé"... "Les critiques ? Je m'en contrefiche", assène-t-il.Lepoint.fr
10/07-Berlin expulse le chef des services secrets américains
Sur fond d’espionnage, Berlin a annoncé, hier, l’expulsion du représentant des services secrets américains pour l’Allemagne. Cette annonce intervient après l’ouverture, par le parquet fédéral, de deux enquêtes en cinq jours sur deux espions allemands soupçonnés de travailler pour la CIA. Les Etats-Unis font preuve d’une « bêtise à pleurer. Qu’ils recrutent chez nous des gens de troisième classe, c’est tellement idiot », a tranché Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances. Avant de s’envoler vers Rio pour assister à la finale de la Coupe du monde, Angela Merkel a rappelé que « plus de confiance pouvait impliquer plus de sécurité ». Washington juge de son côté « essentiel » de poursuivre la coopération avec Berlin.lesechos.fr
11/02- Algérie : Le DRS contre-attaque avec Hicham Aboud, mais avec quel style mon DIEU
Le DRS qui a été décapité par le clan de Bouteflika, mène une contre-attaque via , son ex agent , le journaliste Hicham Aboud, qui était un ancien de la sécurité militaire, une violente réplique se dégage du contenu de la lettre envoyée par Hicham Aboud , au frère du président Said Bouteflika, Hicham Aboud est parti fouiner dans sa vie privée, de l'adoléscence à nos jours, jamais en algérie on pensait un jour, que le niveau de notre presse allait atteindre une telle bassèsse, et un tel niveau de médiocrité, comme on dit, celui qui n'a pas peur d'Allah, fera ce qu'il a envie de faire. algerie-news
04/02- Le Clan de Bouteflika s'attaque au numéro un du DRS
Personne ne s'attendait à une telle sortie médiatique de Amar Saïdani, le chef du FLN , dans les colonnes du journal électronique TSA, contre le numéro un des services secrets, Mohamed Médiene ( dit Toufik, surnommé aussi REB Dzair ou le DIEU de l'algérie), tout le monde sait que le point de divergence est la présentation du président Bouteflika ( malade)pour un quatrième mandat,et cette sortie prouve que le DRS s'y oppose à cette représentation, Amar Saïdani est parti jusqu'à rendre le général Médiene comme responsable au cas où il lui arriverait quelque chose d'inattendu, les prochains jours risquent d'être mouvementés en déclarations par média-interposés, espérons que l'unité de l'algérie ne sera pas touchée, tout ça prouve que plus de 52 ans après l'indépépendance le peuple n'a aucune considération, et aucun poids pour désigner son propre président. algerie-nese
03/02-Yémen: tir d'un obus près de l'ambassade de France à Sanaa
AFP-Un obus de mortier a été tiré dans la nuit de dimanche à lundi en direction de l'ambassade de France à Sanaa, sans la toucher, et une voiture piégée a explosé à quelques centaines de mètres plus loin dans le quartier diplomatique de Hadda, selon une source policière.
L'obus est tombé au niveau d'un bloc de béton installé, pour des raisons de sécurité, dans une rue conduisant à l'ambassade française, a précisé à l'AFP la source policière, ajoutant que peu après un engin placé dans une voiture garée sur l'avenue principale de Hadda a explosé, sans faire de victime.
03/02-L'Iran n'est pas prêt à renoncer à ses centrifugeuses
MUNICH (Reuters) - L'Iran n'est pas disposé à renoncer à ses recherches sur les centrifugeuses servant à enrichir l'uranium dans le cadre d'un accord définitif avec les grandes puissances du P5+1, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, dans une interview accordée samedi à l'agence Reuters et à l'International Media Associates.
En novembre dernier, Téhéran et le P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France + Allemagne) ont conclu à Genève un accord provisoire prévoyant un gel pour six mois de l'enrichissement de l'uranium iranien en échange d'un assouplissement des sanctions internationale.

Les négociations en vue d'un accord définitif sur le programme nucléaire iranien débuteront le 18 février à Vienne. Selon des diplomates, la question des centrifugeuses devrait être l'une des plus ardues à résoudre. Prié de dire si Téhéran était prêt à renoncer aux recherches sur les centrifugeuses, Zarif répond: "Non, mais je ne suis pas non plus prêt à négocier devant vous."

"Nous allons discuter des différents aspects du programme nucléaire, et je ne pense pas que la technologie et les sciences aient quoi que ce soit à avoir avec la prolifération", souligne-t-il.
D'après un ancien responsable américain cité par le site d'information Al-Monitor, l'Iran aurait informé le P5+1 de sa volonté d'installer de nouvelles centrifugeuses dites IR-2m, une version améliorée des appareils existants. Si l'accord intérimaire de Genève autorise l'Iran à poursuivre ses activités de recherche et de développement, il lui interdit en revanche d'installer de nouvelles centrifugeuses.
02/02-Wall Street cherche son salut dans l'économie américaine
Après un mois de janvier éprouvant, la Bourse de New York espère trouver dans le marché de l'emploi américain un pare-feu efficace pour se protéger des turbulences des marchés émergents et de l'anxiété croissante des investisseurs.

Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice vedette de la Bourse de New York, a cédé 1,14%, à 15.698,85 points, achevant le mois de janvier sur une perte de 5,30%, la plus forte en pourcentage pour ce mois-là depuis 2009.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a perdu 0,59% à 4.103,88 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a, quant à lui, reculé de 0,43% sur la semaine à 1.782,59 points. Il s'agit de son pire mois de janvier (-3,31%) depuis 2010.
La chute des grands indices boursiers en début d'une année que beaucoup avaient espéré aussi brillante que l'année 2013 à Wall Street, a réveillé chez les investisseurs la crainte d'un "syndrome de janvier".

"Tout le monde n'a que cela à la bouche. Car quand le mois de janvier est en hausse, historiquement, les chances que l'année termine dans le vert sont de 82%" et Wall Street craint qu'une chute initiale annonce une année de pertes pour le marché des actions, a noté Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management.
En 2010, dernière exemple à Wall Street d'un mois de janvier dans le rouge, le marché des actions est toutefois parvenu à se relever après un mauvais départ, a relevé Fred Dickson, de DA Davidson. Que les premières semaines de l'année soient interprétées comme une correction nécessaire dans un marché haussier ou comme un signe annonciateur d'une place vouée au recul, l'économie américaine apparaissait à tous comme la clef de la santé du marché dans un environnement mondial incertain.

"Globalement, le contexte économique reste porteur aux Etats-Unis (...) et l'orientation des résultats d'entreprises était globalement positive" même si les perspectives dessinées par les grands noms de la cote "n'ont pas réussi à calmer" les angoisses des investisseurs, explique Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis.AFP
02/02-Immigration française en Israël: le raisonnement simpliste du gouvernement Netanyahou
Israël vit toujours dans l'illusion d'une immigration de masse depuis la France, presque à l'égale de celle venue de l'ex-URSS dans les années 1990. Amener 40.000 Juifs français à rejoindre l'État hébreu, comme l'ambitionne le gouvernement israélien, qui, selon le quotidien Maariv du 31 janvier, veut faire venir près de 10% de la communauté juive française en Israël dans un délai de quatre ans, reste cependant un fantasme.

L'idée est simple, voire simplissime. Exploiter la furie d'un clown antisémite comme Dieudonné pour faire croire à une panique généralisée dans la communauté juive de France et pousser les Juifs à fuir un pays où ils sont intégrés et où ils jouissent de tous les droits. La France condamne et combat pourtant les dérives d'un autre temps, du temps de la haine organisée.

Elle n'est pas la Tunisie, qui a laissé partir ses 100.000 Juifs en trois vagues successives en 1956, en 1962 et en 1967. Elle n'est pas l'Égypte, qui a expulsé en quelques semaines en 1956, après l'avoir rackettée, la fine fleur du judaïsme séfarade et ashkénaze, qui vivait en bonne entente avec les Égyptiens «de souche» et dont le départ a signé le début de la récession économique du pays après la fuite de nombreux commerçants et industriels. Bien sûr reste vivace en Israël le miracle de l'arrivée de près d'un million de Juifs russes qui ont échappé à un antisémitisme d'État, qui n'avaient pas la liberté de culte, qui n'avaient pas le droit de développer et promouvoir leur culture juive et qui étaient victimes de numerus clausus pour faire des études et dans la plupart des professions.slate.fr
02/02-Occident et Russie s'accusent de forcer la main à l'Ukraine
MUNICH (Reuters) - Occidentaux et Russes se sont mutuellement accusés samedi de chercher à forcer la main à l'Ukraine, où, selon le secrétaire d'Etat américain John Kerry, Etats-Unis et Union européenne sont aux côtés du peuple dans son combat pour une démocratie plus forte.

Lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité, le chef de la diplomatie américaine a estimé que le peuple ukrainien "lutte pour le droit de s'associer avec des partenaires qui l'aideront à concrétiser ses aspirations - et il a décidé que cela signifie que son avenir ne repose pas sur un seul pays, et certainement pas sous la contrainte".
"Les Etats-Unis et l'Union européenne se tiennent aux côtés du peuple ukrainien dans ce combat", a-t-il dit aussi.

"Nulle part la lutte pour un avenir démocratique et européen n'est plus importante aujourd'hui qu'en Ukraine", a assuré le secrétaire d'Etat.
Mais son homologue russe Sergueï Lavrov, en minorité à Munich face aux partisans d'un rapprochement de l'Ukraine et de l'Europe, a riposté en accusant à son tour l'Occident de forcer la main à Kiev.

Selon lui, un "choix politique a été préétabli pour l'Ukraine" lorsque l'Otan a proposé à Kiev d'adhérer à l'alliance atlantique en 2008. L'Ukraine a décliné l'offre mais coopère avec l'Otan à certaines missions de paix internationales, comme c'est le cas en Afghanistan.
"Là, un choix est en train d'être imposé", a dit Lavrov en accusant certains responsables de l'Union européenne de fomenter des manifestations hostiles au président ukrainien Viktor Ianoukovitch, lesquelles sont emmenées selon lui par des personnes qui "envahissent et occupent des bâtiments gouvernementaux, attaquent les policiers et scandent des slogans racistes, antisémites et nazis".
31/01-Gaz de schiste : le fluoropropane, une méthode d'exploitation plus 'propre' ?
Selon le Canard enchaîné paru mercredi, le "fluoropropane" ou NFP (pour "non flammable propane") pourrait constituer une alternative intéressante car "propre" pour exploiter les gaz de schiste. Le journal affirme que le ministre du Redressement productif publiera dans les prochains mois un rapport défendant cette technique expérimentale.

La fracturation hydraulique est une technique utilisée pour extraire du gaz de schiste en injectant de l'eau et des produits chimiques dans la roche. Cette méthode dont les conséquences font l'objet d'un vif débat, est actuellement interdite en France. C'est ainsi en cherchant d'autres méthodes d'exploitation, plus respectueuses de l'environnement, qu'est apparue une technique à base de "fluoropropane" (ou NFP pour "non flammable propane"). A l'origine de cette technique, se trouve la société américaine ECorpStim. Le NFP liquide sert déjà comme propulseur dans les extincteurs et dans les inhalateurs pour traiter l'asthme. Le Canard enchaîné paru mercredi affirme qu'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, publiera dans les prochains mois un rapport défendant cette technique expérimentale. Rapport auquel ont contribué des "géologues et des économistes publics et privés" rassemblés en secret depuis un an pour plancher sur la question.

Mais la technique à base de NFP n'est pas nouvellement apparue, elle avait une première fois été mentionnée, il y a plusieurs semaines. Jusqu'ici, il existait déjà des fracturations hydrauliques n'utilisant que peu d'eau et parfois même exemptes de produits chimiques, celles-ci fonctionnaient alors avec du propane. Le principal problème était la nécessité de stocker plusieurs centaines de tonnes de propane (inflammable, bien sûr).Maxisciences
31/01-Google vend plus de publicités et améliore son bénéfice
Le géant de l'internet Google a augmenté son bénéfice net de 20% à 12,9 milliards de dollars l'an dernier, grâce notamment à des ventes de publicités plus importantes, selon des résultats publiés jeudi. Au quatrième trimestre, le bénéfice net affiche une hausse de 17% à 3,8 milliards de dollars, mais le bénéfice par action hors exceptionnel, qui fait référence aux Etats-Unis, est inférieur de 25 cents aux attentes des analystes à 12,01 dollars.

Google a enregistré au troisième trimestre une hausse de 31% sur un an et de 13% comparé aux trois mois précédents du nombre de clics sur des publicités publiés sur ses sites. C'est quand les internautes cliquent sur ces publicités que le groupe est payé par les annonceurs.
Cette forte progression a compensé une nouvelle baisse du prix moyen par clic, évaluée à 11% sur un an et 2% sur un trimestre.

Au final, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 17% à 16,9 milliards de dollars au quatrième trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2013, l'augmentation atteint 19% à 59,8 milliards de dollars.
La filiale de téléphones portables Motorola Mobility, dont Google a annoncé mercredi la vente au groupe chinois Lenovo, a pour sa part de nouveau creusé sa perte d'exploitation au quatrième trimestre, à 384 millions de dollars.
Dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York, l'action Google prenait 0,54% à 1.141,58 dollars vers 21H25 GMT.afp
31/01-Une revue médicale publie une liste noire de 68 médicaments à éviter
Elle distribue un bon point et multiplie les mauvais. La revue médicale indépendante Prescrire a primé, jeudi 30 janvier, un vaccin contre la méningite, tout en publiant une liste de 68 médicaments à éviter en raison des risques qu'ils font courir aux patients. "L'année 2013 est une année de plus sans progrès important apporté par de nouveaux médicaments", a indiqué le directeur de sa rédaction, Bruno Toussaint. Pour marquer sa déception, la revue a renoncé à décerner sa traditionnelle "Pilule d'or" en 2013, pour la sixième année consécutive.

Seul traitement honoré dans le "palmarès" de Prescrire (lien PDF) : le Nimerix, un vaccin fabriqué par le laboratoire GlaxoSmithKline, contre la méningite à méningocoques de type A, C, W135 et Y, destiné aux enfants de 1 à 2 ans devant voyager en zone d'épidémie. Ce vaccin, a estimé Bruno Toussaint, "a contribué à améliorer la prévention chez certains nourrissons".

Le Protelos pointé du doigt
Prescrire indique par ailleurs avoir remis à jour sa liste des médicaments "plus dangereux qu'utiles" qui devraient être écartés "dans l'intérêt des patients". Se fondant sur des études réalisées entre 2010 et 2013, la revue recense 68 médicaments "dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés".

Parmi ces médicaments, certains présentent des risques "disproportionnés par rapport aux bénéfices qu'ils apportent", comme le ranélate de strontium, commercialisé sous le nom Protelos, utilisé dans le traitement de l'ostéoporose, qui peut entraîner des troubles neurologiques et cardiovasculaires graves pouvant aller jusqu'au décès. L'Agence européenne du médicament (EMA) vient d'ailleurs de recommander la suspension du Protelos des laboratoires Servier, comme l'explique Le Parisien.Francetv info avec AFP
31/01-Le Premier ministre turc en Iran pour parler d'économie
ANKARA (Reuters) - Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est rendu en Iran mercredi pour tenter de renforcer les relations bilatérales dans les domaines de l'énergie et du commerce en dépit des divergences sur la Syrie.
La Turquie appelle au départ de Bachar al Assad tandis que l'Iran chiite est le principal soutien du président syrien, issu de la communauté alaouite, une branche du chiisme.

Recep Tayyip Erdogan a été reçu par l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution, et par le nouveau président iranien, Hassan Rohani, un modéré qui prône la détente avec l'Occident et dit partager les inquiétudes de ceux qui craignent la montée en puissance d'Al Qaïda en Syrie.
"Notre relation avec la Turquie est entrée dans une nouvelle phase et nous espérons que cette tendance va perdurer. Outre le fait de servir les intérêts des deux pays, nous espérons que le dialogue (avec la Turquie) servira également les intérêts de la région", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Marzieh Afkham.
"En tant que voisins et pays musulmans, l'Iran et la Turquie ont de nombreux points communs et de nombreuses possibilités de coopération", a-t-il dit.
Le gouvernement turc est secoué depuis la mi-décembre par une vaste affaire de corruption, qui porterait notamment sur des ventes d'or illégales à l'Iran. La banque publique turque a fait savoir qu'elle avait facilité par le passé l'achat de gaz iranien contre des cargaisons d'or turc.

Mercredi, les divergences politiques entre les deux Etats ont été mises de côté, au profit de la coopération économique.
Recep Tayyip Erdogan a signé trois accords commerciaux avant de prendre le chemin du retour, a indiqué la télévision iranienne sans plus de précisions.
30/01-Guerre d'Algérie : l'énigme Maurice Audin résolue ?
Le militant communiste aurait bien été assassiné en 1957 sur ordre du capitaine Aussaresses.

C'est le 21 juin 1957 que Maurice Audin a disparu, après avoir été détenu et «interrogé» par des parachutistes du général Massu au centre d'El Biar, près d'Alger. Selon la version officielle, il aurait échappé à ses gardiens, lors d'un transfert, pour ne plus jamais réapparaître. Une invraisemblance que contestera aussitôt sa femme, Josette Audin, ainsi que ceux qui accusèrent les hommes de Massu de l'avoir assassiné. Réalisateur de documents historiques et journaliste d'investigation, Jean-Charles Deniau nous livre ici sa version des faits, après une enquête qu'il a menée en France et en Algérie. Pour ce faire, il a resitué l'affaire Audin dans son contexte: celle de la bataille d'Alger menée par les paras de Massu à qui le gouvernement socialiste a donné des pouvoirs d'exception: notamment celui d'extorquer des informations par la torture, mot évidemment banni.

Les ennemis de Massu sont de deux types: le FLN, qui s'est imposé par la violence la plus extrême, notamment à l'encontre de son rival, le MNA, mais aussi le PCA, Parti communiste algérien, auquel appartiennent Henri Alleg et Maurice Audin, professeur de mathématiques à la faculté d'Alger. Traumatisés par la perte de l'Indochine où ils se sont confrontés à un Viêt-minh soutenu par les Chinois et les Russes, Massu et ses hommes, parmi lesquels le capitaine Aussaresses, exagèrent l'influence communiste sur le nationalisme algérien. Ils vont se focaliser sur Audin, qui n'est pas un terroriste. Au fil des rencontres avec Deniau, Aussaresses, qui est mort en décembre dernier, aurait avoué avoir donné l'ordre à un para, Gérard Garcet, qui avait la garde du prisonnier, de le tuer et de l'enterrer, non loin d'Alger. Un témoignage que confirme sa propre femme dans ce récit qui entend lever le voile sur une des énigmes de la guerre d'Algérie.lefigaro
30/01-Plus de 7.000 étrangers combattraient avec les rebelles syriens
WASHINGTON (Reuters) - Plus de 7.000 étrangers combattent dans les rangs rebelles en Syrie et certains d'entre eux y reçoivent une formation pour aller commettre des attentats dans leur pays d'origine, ont déclaré les chefs des services de renseignement américains mercredi lors d'une audition au Sénat.

Les précédents chiffres sur les volontaires étrangers au sein de l'insurrection syrienne faisaient état de 3.000 à 4.000 combattants.
"Nous estimons en ce moment à plus de 7.000 les combattants étrangers, venus d'une cinquantaine de pays, nombre d'entre eux d'Europe et du Proche-Orient", a déclaré James Clapper, directeur du Renseignement national, devant la commission du Sénat chargée des questions de renseignement.

"C'est une grande inquiétude, pas seulement pour nous mais aussi pour les pays d'origine de ces combattants", a-t-il ajouté.
Selon James Clapper, des camps d'entraînement ont été créés en Syrie pour ces volontaires étrangers et certains militants djihadistes, notamment ceux du Front al Nosra, ne cachent pas leur désir de commettre des attentats contre les intérêts américains.
30/01-Pourquoi Google a revendu Motorola à perte
HIGH-TECH - Prix d'achat en 2012: 12,5 milliards de dollars. Prix de vente à Lenovo aujourd'hui: 3 milliards. Mais l'opération est plus complexe qu'une simple soustraction... De notre correspondant en Californie.
La nouvelle est tombée après la clôture des marchés, mercredi. Google va céder Motorola Mobility au Chinois Lenovo pour 2,91 milliards de dollars, moins de deux ans après l'avoir acheté pour 12,5 milliards. Et malgré l'arithmétique qui semble défavorable, il s'agit plutôt d'une bonne opération pour l'entreprise californienne. Explications.

Google conserve la majorité des brevets de Motorola
Pour Google, c'était les joyaux de la couronne. Quand Google a acheté Motorola en 2012, il voulait «booster l'écosystème Android en créant un vaste portefeuille de brevets», écrit son patron Larry Page. Google va «conserver le contrôle de la majorité» des brevets et «continuera de les utiliser pour défendre Android». Contre Apple et surtout contre tous les «trolls» qui multiplient les procès en tirant parti du système américain.20minutes.fr
20/01-Algérie - Présidentielle : un saut dans l'inconnu
Bouteflika, très affaibli, pourrait ne pas se représenter. Une ère d'incertitude s'ouvre, où l'armée n'est plus forcément la seule faiseuse de rois.
L'élection présidentielle algérienne aura lieu le 17 avril. Abdelaziz Bouteflika, rentré du Val-de-Grâce à Paris aussi discrètement qu'il était parti - sans que personne le voie, et surtout pas les journalistes -, a signé, le 17 janvier, le décret convoquant le corps électoral dans 90 jours.

Alger est parcourue de rumeurs : le président algérien va-t-il se présenter pour un quatrième mandat ? Le veut-il ? Le peut-il depuis l'AVC qui l'a obligé à rester près de trois mois dans un hôpital parisien ? À l'exception du FLN, le parti au pouvoir, très divisé, qui l'a choisi comme candidat, personne n'y croit. On dit que les puissants services de sécurité ne le veulent pas.
Abdelaziz Bouteflika, lui, reste silencieux. Légalement, comme les autres aspirants présidents, il dispose de 45 jours pour présenter sa candidature et recueillir 60 000 signatures de grands électeurs répartis dans 25 des 48 wilayas (régions). Il est au pouvoir depuis 1999, et les Algériens aspirent en majorité au changement. Ils veulent que le pays évolue et se modernise. Ils se souviennent d'une déclaration que le chef de l'État avait faite lors de son dernier discours officiel prononcé en mai 2012, à Sétif. "Notre génération a fait son temps", avait-il déclaré.lepoint.fr


Mohamed Slimani lutte seul contre la mafia de de l'import import

Le FLN poste indépendance et les relations algéro-française


Pour l'ancien chef du Shin Bet, «la détérioriation de la situation est le résultat de la politique du gouvernement israélien»

10-07:Au vu de la rapide dégradation de la situation ces derniers jours au Moyen-Orient, avec le lancement le 8 juillet de l'opération «Bordure Protectrice», un texte qui peut paraître déjà ancien –il date du 5 juillet– fournit un éclairage intéressant sur la vision de la situation que peut avoir un ancien cadre des milieux sécuritaires israéliens. Youval Diskin, qui a dirigé de 2005 à 2011 les services de contre-espionnage du pays (Shin Bet) a, explique le blogueur du Jewish Daily Forward J.J. Goldberg, exprimé des «commentaires abrupts» sur sa page Facebook, que le blogueur a traduit en anglais. En voici quelques morceaux choisis:

«La sévère et rapide détérioration de la situation sécuritaire […] est le résultat de la politique conduite par le gouvernement actuel, dont l’essence se résume à: effrayons la population avec tout ce qui se produit autour de nous au Moyen-Orient, prouvons qu’il n’y a pas de partenaire palestinien, construisons de plus en plus d’implantations pour créer une réalité qu’on ne pourra plus changer, continuons à ne pas nous occuper des graves problèmes de la population arabe en Israël, continuons à ne pas combler les fossés importants au sein de la société israélienne.»

«La détérioration rapide de la situation n’a pas été provoquée par le meurtre méprisable de Naftali, Eyal et Gil-Ad [les trois adolescents israéliens enlevés et tués, action que Israël attribue au Hamas, ndlr], paix à leur âme. Elle est d’abord et avant tout le résultat de l’illusion selon laquelle l’inaction du gouvernement sur tous les fronts pourrait permettre de geler la situation actuelle, l’illusion selon laquelle le "prix à payer" est simplement un slogan sur un mur et pas du pur racisme, l’illusion selon laquelle un usage supplémentaire de la force permettrait de tout régler, l’illusion selon laquelle les Palestiniens allaient accepter tout ce qui se passait en Cisjordanie sans répondre malgré la rage, la frustration et des conditions économiques qui empirent. […]»

«Ma propre expérience m’enseigne qu’il est dans la nature de situations de ce genre de dégénérer. Même Marwan Barghouti [l'ancien chef de la branche armée du Fatah palestinien, ndlr], qui était le principal initiateur des évènements qui ont finalement conduit à la Seconde Intifada, n’avait pas prévu que les manifestations de rue de septembre 2000 allaient conduire à un soulèvement de sept ans, avec des attentats suicides tuant des centaines de personnes et en blessant des dizaines de milliers du côté israélien et palestinien.»

Selon J.J. Goldberg, ce genre de propos constitue un assez bon résumé de la vision de la situation actuelle au sein de l’armée et du renseignement israélien: «Il dit probablement en grande partie ce que Benny Gantz [le chef d'état-major de Tsahal, ndlr] pensait cette semaine à la réunion du conseil de sécurité, où ses commentaires beaucoup plus prudents ont conduit à une réponse cinglante de Naftali Bennett», ministre de l'Industrie et chef du parti ultra-nationaliste Le Foyer juif.

Le site Vox, qui relaie également les propos de Diskin, explique que «si les chefs du renseignement israélien ne sont pas exactement des colombes de gauche, ils ont […] depuis longtemps averti du fait que l’occupation était insoutenable et fautive et constituait une menace pour Israël lui-même, et ont pointé du doigt les fautes politiques du pays». Diskin faisait d'ailleurs partie des anciens du Shin Bet interviewé dans le documentaire The Gatekeepers, qui se montrait très critique envers les différents gouvernements israéliens.
«Bien sûr, il n’est pas impossible que Diskin lui-même joue ici un jeu politique», ajoute le journaliste. Le Jerusalem Post expliquait récemment qu’il est devenu beaucoup plus «bruyant» sur la scène politique israélienne depuis l’expiration de son délai légal de réserve de trois ans. Récemment, il a publié une tribune dans le quotidien de gauche Haaretz où il détaillait les conditions nécessaires d’un accord de paix et estimait que la situation actuelle s’approchait du «point de non-retour».
Un autre post de J.J. Goldberg le cite comme possible candidat en cas d’élections législatives anticipées qui seraient provoquées par un éclatement de la coalition actuelle. Slate.fr


GAZA: plus de 80 Palestiniens tués mais Netanyahu ne veut pas entendre parler d'un cessez-le-feu

10-07:L'épreuve de force entre le Hamas palestinien et Israël a monté d'un cran jeudi au troisième jour de bombardements israéliens qui, causant un nombre croissant de victimes, n'ont pas stoppé les roquettes de Gaza, malgré l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu.

 netanyahu Au troisième jour de l'offensive lancée par Israël contre la bande de Gaza, dans laquelle plus de 80 Palestiniens ont été tués, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a écarté tout cessez-le-feu dans l'immédiat. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une énième frappe meurtrière a tué 9 Palestiniens qui regardaient la demi-finale de la Coupe du Monde entre l'Argentine et les Pays-Bas dans un café de Khan Younès, selon les services d'urgences. Toujours à Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne, quatre femmes et quatre enfants ont péri dans deux maisons bombardées. Un cinquième mineur a trouvé la mort lors d'un raid à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza. Ce nouveau cycle de violences est le plus grave depuis l'opération "Pilier de Défense" (novembre 2012), dont l'objectif était aussi de faire cesser les tirs de roquettes de Gaza.

Des roquettes au-dessus de Jérusalem
Quatre roquettes de Gaza ont visé Jérusalem jeudi, dont deux ont été interceptées au-dessus de la ville et deux autres se sont abattues dans des zones découvertes, a déclaré l'armée israélienne. Une des roquettes s'est abattue près de la colonie de de Ma'ale Adumim, à l'est de Jérusalem, en Cisjordanie occupée, et une autre est tombée près d'une prison militaire israélienne vers Ramallah, selon des témoins et des sources de sécurité palestiniennes. "Quatre roquettes ont été tirées sur Jérusalem, deux d'entre elles sont tombées dans des zones découvertes, et deux ont été interceptées", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée israélienne, sans donner plus de précisions.

Trois violentes explosions ont été entendues à Jérusalem peu après que les sirènes ont donné l'alerte, poussant les gens à se mettre à l'abri, ont rapporté des correspondants de l'AFP. C'est la deuxième fois en deux jours que les sirènes d'alerte ont retenti dans Jérusalem, alors que l'armée israélienne et le Hamas sont engagés dans un conflit à Gaza. Les sirènes ont également retenti dans la colonie de Ma'ale Adumim et une explosion a été entendue à Ramallah, selon des témoins et un correspondant.

Des témoins ont déclaré à l'AFP qu'une explosion avait touché une zone découverte à Mishor Adumim, une zone industrielle proche de Ma'ale Adumim. Plus au nord, des sources de sécurité palestiniennes ont rapporté qu'une roquette s'était abattue près d'Ofer, une prison militaire israélienne à l'ouest de Ramallah.

Poutine demande à Netanyahu l'arrêt de la confrontation armée
L'armée israélienne poursuivait jeudi, pour la troisième journée consécutive, une offensive meurtrière contre la bande de Gaza en riposte à des salves de roquettes tirées depuis cette enclave palestinienne, la communauté internationale tentant d'enrayer l'escalade. Ainsi, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU a appelé à un cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas, à l'ouverture jeudi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. De son côté, le président russe Vladimir Poutine a jugé "indispensable un arrêt urgent de la confrontation armée" à Gaza entre Israël et le Hamas, au cours d'une conversation téléphonique jeudi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La conversation, qui a porté sur "la dégradation rapide de la situation" dans la bande de Gaza et le sud d'Israël, a eu lieu à l'initiative du responsable israélien, précise le Kremlin dans un communiqué. Rtl.be


Querelle Paris-Rabat: des milliers de manifestants devant l'ambassade de France

25-02: Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi après-midi, en ordre dispersé mais dans le calme, devant l'ambassade de France à Rabat, pour protester essentiellement contre des propos "blessants" sur le royaume attribués à un diplomate français, a constaté un journaliste de l'AFP.

 PRESIDENT HOLLAG ET MOHAMED 6 D'ordinaire bien cadrée, la relation entre le Maroc et la France, deux pays alliés, a connu un sérieux coup de froid ces derniers jours, à la suite du dépôt de plaintes à Paris visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, mais aussi de déclarations prêtées à un ambassadeur français.

Le Maroc est une "maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre", aurait affirmé en 2011 le diplomate, selon l'acteur espagnol Javier Bardem, producteur d'un documentaire sur le Sahara occidental et bête noire de Rabat.
D'après le journal Le Monde, qui a rapporté ces propos jeudi dernier, leur auteur serait l'ambassadeur auprès des Nations unies, où Paris est un soutien traditionnel de Rabat sur le dossier du Sahara, une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes.

Le Quai d'Orsay a catégoriquement démenti ces propos, mais Rabat les a qualifiés de "scandaleux" et "inadmissibles".
Venus pour une partie d'entre eux de Casablanca en bus, plusieurs centaines de Marocains, parmi lesquels des membres des Jeunesses royalistes, ont à leur tour exprimé mardi leur courroux devant l'ambassade de France à Rabat. "Les mots utilisés par l'ambassadeur français sont des insultes pour le Maroc et tous les Marocains", a déclaré à l'AFP l'un des coordinateurs, Saïd Sebri.

"Nous demandons à la France de présenter des excuses", a pour sa part avancé une manifestante, Chaibia Boundar.
Ce premier cortège, qui a brandi de nombreuses banderoles et des drapeaux marocains, a par la suite été rejoint par de nombreuses autres personnes --jusqu'à 3.000--, descendues dans la rue à l'appel de partis politiques et de leurs sections de jeunes.

"Ambassadeur, lâche! Le Maroc ne peut être insulté", ont-ils notamment entonné.
Afin de tenter d'apaiser la tension, le président français François Hollande a téléphoné lundi soir au roi du Maroc Mohammed VI, l'assurant de "l'amitié constante" de la France. afp


La presse algérienne critique Bouteflika, « candidat par procuration »

23-02:« Candidat par procuration », « état de santé incertain », « un homme fatigué »... Une partie de la presse algérienne a réagi de façon très critique à l'annonce de la nouvelle candidature d'Abdelaziz Bouteflika. Le président algérien briguera un quatrième mandat lors de la présidentielle du 17 avril. Sauf que ses problèmes de santé alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays.

 président Bouteflika « Candidat par procuration », « état de santé incertain », « un homme fatigué »... Une partie de la presse algérienne a réagi de façon très critique à l'annonce de la nouvelle candidature d'Abdelaziz Bouteflika. Le président algérien briguera un quatrième mandat lors de la présidentielle du 17 avril. Sauf que ses problèmes de santé alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays.

Le journal arabophone El Khabar estime ainsi que « le gouvernement dirigé par Sellal (Abdelmalek, premier ministre) et la présidence dirigée par Saïd Bouteflika (frère cadet et conseiller du chef de l'Etat) ont pris la décision d'annoncer la candidature du président Bouteflika à sa place et peut-être à son insu ».

M. Bouteflika a fait procéder samedi, malgré ses 76 ans et ses soucis de santé, au dépôt de sa candidature. Au pouvoir depuis 1999, un record de longévité en Algérie, M. Bouteflika n'a plus pris la parole en public depuis son retour de quatre-vingts jours d'hospitalisation en France au printemps 2013 à la suite d'un AVC. Il n'a depuis reçu que quelques responsables étrangers et n'a tenu que deux conseils des ministres.

Son dernier discours public en Algérie remonte à mai 2012 à Sétif, où il avait laissé entendre qu'il fallait laisser la place aux jeunes générations. « Qui va gouverner par procuration », s'interroge également El Watan (le site du quotidien titre «Il a osé ! ») soulignant que, « malgré son bilan politique désastreux et son état de santé incertain, [M. Bouteflika] a décidé de rempiler ».

Dans son éditorial, intitulé « Candidat par procuration », le quotidien francophone Liberté estime qu'« il y avait encore quelques sceptiques fidèles à la logique et au sens humain qui balayaient d'un coup de main les supputations d'un quatrième mandat d'un homme malade et fatigué qui ne s'est pas adressé à son peuple depuis un certain 8 mai [2012] ».
Mais, « finalement, le dernier mot est revenu à ceux qui ont voulu à n'importe quel prix “vendre encore son image” même si cette dernière a été, depuis longtemps, amortie par l'âge et ternie par les méfaits sulfureux de ses proches », souligne Liberté. lemonde.fr


Algérie: 3 jours de deuil après le crash d'un avion militaire qui a fait 77 morts

12-02: Un deuil national de trois jours débute mercredi en Algérie après le crash d'un avion militaire dans l'est du pays, qui a fait 77 morts, l'une des pires catastrophes aériennes en Algérie.

"Le crash a fait 77 victimes et un rescapé, grièvement blessé, a été transféré à l'hôpital militaire régional de Constantine", selon le ministère algérien de la Défense cité par l'agence APS.

Un survivant souffrant d'un traumatisme crânien a été découvert par la protection civile.
En début de soirée, 76 corps, dont quatre femmes, avaient été récupérés par les secouristes, selon un bilan de la protection civile.
L'avion, un Hercules C-130, qui assurait la liaison entre la préfecture de Tamanrasset (2.000 km au sud d'Alger) et Constantine (450 km à l'est d'Alger), transportait des militaires et des familles de militaires, selon la même source.

L'appareil s'est écrasé alors qu'il survolait le mont Fortas dans la wilaya (préfecture) d'Oum El Bouaghi (500 km à l'est d'Alger) vers midi (11H00 GMT).
La télévision a diffusé des images des lieux montrant la carcasse de l'appareil reposant dans un environnement désert, rocailleux et vert, dans une zone montagneuse.
Le ministère de la Défense a indiqué que l'avion transportait 74 passagers et quatre membres de l'équipage.
La radio algérienne avait d'abord annoncé "une centaine de morts" en fin d'après-midi parlant de 103 personnes à bord.

"Les conditions météorologiques très défavorables avec un orage accompagné de chutes de neige seraient à l'origine de ce crash", a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Le crash se serait produit au moment des man?uvres d'approche de l'aéroport de Constantine.
"A la suite de cet accident, le plan de recherches et de sauvetage a aussitôt été déclenché et les unités de secours relevant de l'Armée nationale populaire (ANP) et de la Protection civile se sont déplacées sur les lieux pour apporter les premiers secours", selon le ministère de la Défense.

Près de 250 secouristes de la protection civile, sont affectés au site du crash rendu difficile d'accès en raison du mauvais temps et de l'escarpement du lieu, a annoncé la radio algérienne.
Un haut responsable militaire, le colonel Lahmadi Bouguern, a fait état à l'agence APS de fortes rafales de vents depuis quelques jours dans cette région et d'un manque de visibilité.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété trois jours de deuil national et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

"Les soldats qui ont péri dans le crash de l'avion militaire sont des martyrs du devoir, aussi nous décrétons un deuil national de trois jours à partir de mercredi", a écrit M. Bouteflika dans un message de condoléances diffusé par l'APS.

Le président a également décidé que "la journée de vendredi sera consacrée au recueillement à leur mémoire".
"Une commission d'enquête a été créée et dépêchée sur les lieux pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce tragique accident", selon le communiqué ministériel.
Le site en ligne du journal francophone El Watan affirme qu'une des deux boîtes noires a été retrouvée.

Le vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, devait se rendre sur les lieux.
Le précédent accident le plus meurtrier date de mars 2003. Un Boeing 737-200 de la compagnie publique algérienne Air Algérie avait fait 102 morts et un blessé en s'écrasant peu après son décollage de Tamanrasset.
Début décembre 2012, deux avions militaires, se livrant à des entraînements, se sont percutés en plein vol à Tlemcen, dans l?extrême ouest algérien, provoquant la mort des pilotes.

En novembre 2012, un bimoteur militaire de type CASA C-295, qui transportait une cargaison de papier fiduciaire pour la fabrication de billets pour la Banque d'Algérie s'était écrasé en Lozère. Les cinq militaires à bord et le représentant de la banque d'Algérie ont péri dans le crash.
En 2003, un Hercule C-130 de l'armée s'était écrasé sur un quartier résidentiel à Boufarik (banlieue d'Alger), faisant 20 morts -les quatre membres de l?équipage, huit passagers et huit personnes au sol suite à l?effondrement d?une habitation. AFP


Algérie: Un haut officier du DRS, sous contrôle judiciaire

09-02: D'après plusieurs dépêches de presses algériennes, le général Hassan, chef des forces d'intervention du DRS, a été arrêté et mis sous contrôle judiciaire, une première en algérie, où les affaires qui concernent les militaires ne sont rarement rendues public.

Le général Hassan ( qui n'aurait pas répondu à une convocation du MDN) est accusé de faute grave, il pourrait être jugé par un tribunal militaire, Le général Hassan fait partie des quatre hauts gradés du DRS, avec les généraux Djebbar et Chafik et le colonel Faouzi qui ont été écartés de l’armée lors de la réunion de la Commission spéciale de sécurité lundi 13 janvier, on l'accuse de créer un groupe armé, et détention d'armes de guerres, et fausses déclarations concernant le stock d'armements. synthèse algerie-news selon les dépêches


Algérie : le clan Bouteflika vise le chef des « services »

05-02: À deux mois de la présidentielle, le patron du FLN attaque le général « Toufik », longtemps considéré comme un faiseur de rois.

A un peu plus de deux mois de l'élection présidentielle, la guerre des nerfs entre le clan du président Abdelaziz Bouteflika, 76 ans, et le général Mohamed «Toufik» Mediene, 73 ans, le chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), les fameux «services» qui tirent en coulisses les ficelles de la vie politique algérienne, commence à tourner au conflit ouvert. Lundi, le patron du Front de libération nationale (FNL), l'ancien parti unique, Amar Saïdani s'est lancé dans des déclarations incendiaires contre le général de l'ombre. Cet homme du sérail réclame, ni plus, ni moins, la tête de l'indéboulonnable «Toufik» dont la presse n'osait pas citer le nom voici une quinzaine d'années encore.

Bon connaisseur du système aux forts relents soviétiques dont il est issu, le secrétaire général du FLN n'hésite pas à le démonter pièce par pièce dans un entretien au site d'information TSA. «La présence de la sécurité intérieure dans toutes les institutions laisse une impression que le pouvoir en Algérie n'est pas civil», dénonce-t-il. «Les agents de ce département sont partout: dans les APC (les municipalités, NDLR), la présidence, au sein des partis politiques. Cela ne peut pas contribuer à l'édification d'un État civil.» Pour lui «la place des militaires est dans la caserne». Il poursuit: «Dans mon pays, le wali (le préfet, NDLR), les chefs d'entreprise sont contrôlés par des colonels. Je ne comprends pas pourquoi les téléphones des responsables sont mis sous écoute, alors que seul le juge est en droit d'ordonner ça. Je ferai l'impasse sur les enquêtes d'habilitation, qui empêchent des cadres d'exercer s'ils n'ont pas l'avis du colonel.» Il dénonce aussi les «échecs» des «services» qui «au lieu de s'occuper de la sécurité du pays, se sont occupés des affaires des partis politiques, de la justice et de la presse».

Amar Saïdani cite de multiples exemples pour mieux accabler le bilan sécuritaire de «Toufik». Il évoque les failles dans la protection du président Mohamed Boudiaf assassiné en 1992, l'affaire des moines de Tibihirine enlevés dans leur monastère avant d'être tués, les grands attentats suicides commis à Alger en 2007 et la tentative d'assassinat du président Bouteflika à Batna la même année. «Toufik aurait dû démissionner après ces échecs», assure-t-il.

Ce brusque accès de sincérité d'un pur produit du système a été accueilli avec des pincettes par les médias algériens. Les journaux s'interrogent sur une nouvelle manœuvre de l'entourage d'Abdelaziz Bouteflika pour affaiblir l'homme fort du renseignement qui ferait obstacle à une réélection du président, malade. Faisant fi de l'état de santé d'un chef de l'État aux apparitions aussi rares que pathétiques, Amar Saïdani se dit en effet partisan d'un quatrième mandat. Une rallonge destinée à «garantir la stabilité» nationale et préserver les intérêts du clan.

Longtemps harmonieuses, les relations entre la présidence et la direction du renseignement se sont envenimées. À la fin d'une décennie noire, c'est pourtant bien le DRS qui avait invité avec insistance Abdelaziz Bouteflika à en finir avec sa traversée du désert entamée à la mort du président Boumediène en 1978. L'ancien ministre tiers-mondiste des Affaires étrangères avait succédé, comme convenu, à Liamine Zéroual en 1999 mais pour le DRS, «son périmètre ne devait pas dépasser celui du palais présidentiel», autrement dit le président était sous contrôle.

Le tandem Bouteflika-Toufik a toutefois fini par montrer des signes de mésentente, ces dernières années, à l'occasion des enquêtes diligentées par le DRS visant des proches du chef de l'État comme le ministre de l'Énergie Chakib Khelil, mis en cause dans le scandale de corruption de la Sonatrach, la société algérienne d'hydrocarbures. Le président algérien a riposté en divisant les «services». Trois de ses branches névralgiques ont été placées sous l'autorité directe d'un proche, le général Ahmed Gaïd Salah promu vice-ministre de la Défense. Abdelaziz Bouteflika peut compter également sur son frère Saïd, fidèle parmi les fidèles, toujours à ses côtés dans toutes les circonstances. Mais les efforts pour assurer la survie du groupe se heurtent à l'état de santé de son chef.

Victime d'au moins un AVC, Abdelaziz Bouteflika a été soigné pendant près de trois mois en France l'an dernier et ne s'est pas adressé aux Algériens depuis son retour en juillet. Il est en revanche apparu à trois reprises sur les écrans hagard, immobile, le regard vide en face du premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, ou du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Il bouge parfois sur des images montées sans bande-son. Son bras droit semble figé, paralysé, comme le pays qu'il est censé diriger. Abdelaziz Bouteflika a jusqu'au 4 mars à minuit pour signer sa déclaration de candidature. Le fera-t-il? lefigrao


Syrie: les dégâts causés par la guerre s'élèvent à 21,6 milliards de dollars

20-01: Les dégâts causés par trois ans de guerre en Syrie s?élèvent à 21,6 milliards de dollars a affirmé le ministre des administrations locales Omar Ghalawanji.

"La totalité des dégâts jusqu'à la fin 2013 s'est montée à 3.250 milliards de livres syriennes (21,6 milliards de dollars)" a-t-il confié dans un entretien publié dimanche par al-Watan, proche du pouvoir. Selon lui, les dégâts directs à 722 milliards de livres (4,81 milliards de dollars) et les dégâts indirects à 2.528 milliards de livre (16,8 milliards de dollars) en précisant que "ces chiffres risquent d'être plus importants car l'inventaire n'est pas encore achevé".

En octobre, le Premier ministre Wael al-Halqi, avait annoncé qu'une première estimation des dégâts s'élevait à 16,5 milliards de dollars dans les secteurs privé et publics. M. Ghlawanji a relevé qu le budget alloué à la reconstruction s'élevaient en 2014 à 50 milliards de Ls (333 millions de dollars) alors que l'année d'avant il n'avait consacré que de 30 milliards AFP


Ryad va donner 3 mds USD au Liban pour acheter des armes françaises

30-12: L'Arabie saoudite s'est engagée à octroyer trois milliards de dollars à l'armée libanaise afin que celle-ci, faiblement équipée, puisse se procurer des armes françaises, a annoncé dimanche le président de la République libanais, Michel Sleimane.

"Il s'agit de l'aide la plus importante dans l'histoire du Liban et de l'armée libanaise", a-t-il précisé dans une allocution diffusée sur les chaînes de télévision libanaises.

"Le roi saoudien a décidé d'octroyer une importante aide au Liban, d'une valeur de trois milliards de dollars, allouée à l'armée libanaise pour renforcer ses capacités", a indiqué M. Sleimane.
"Les armes seront achetées auprès de l'Etat français dans les plus brefs délais, vu les relations historiques qui le lient au Liban et l'étroite coopération militaire entre les deux pays", a poursuivi le chef de l'Etat.

Selon lui, cette aide "fera l?objet de discussions entre le roi saoudien Abdallah et le président français François Hollande", actuellement en visite officielle à Ryad.
Lors d'une conférence de presse à l'issue de ses entretiens avec le roi Abdallah, M. Hollande s'est engagé dimanche à "satisfaire" les demandes d'armement de l'armée libanaise.

"J'ai des relations avec le président Sleimane (...) et s'il y a des demandes qui nous sont adressées, nous les satisferons", a ajouté le président français, sans commenter l'annonce de M. Sleimane.
Le président libanais n'a pas précisé quel type d'armes seraient achetées auprès de Paris.
Cette aide "permettra à l'armée de mener à bien sa mission", a-t-il dit alors que l'institution militaire fait face à plusieurs défis sur le plan de la sécurité, illustrés par l'assassinat vendredi d'un ex-ministre critique de Damas ou par des tirs de roquettes du Liban sur Israël, qui a riposté dimanche.

Outre la mission de défense, l'armée au Liban est également en charge du maintien de l'ordre aux côtés de la police, et a dû intervenir lors des violences confessionnelles exacerbées ces derniers mois par le conflit en Syrie voisine.
Elle est faiblement équipée en armement modernes, et ne dispose que de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais n'a pas d'hélicoptère de combat.
L'institution militaire, multiconfessionnelle, a reçu ces dernières années des aides de la France et des Etats-Unis, mais jamais d'armes lourdes.

L'Arabie saoudite, un royaume sunnite, soutient la coalition de l'opposition libanaise hostile au régime syrien et au Hezbollah, et critique avec virulence le puissant parti chiite libanais.
Ce parti est le seul mouvement libanais armé et ses détracteurs l'accusent d'imposer sa volonté à travers son arsenal militaire.

Saad Hariri, dont le père Rafic Hariri a été tué en février 2005 dans un attentat à Beyrouth attribué à des membres présumés du Hezbollah, a salué dans un communiqué l'annonce du président libanais qui va permettre selon lui à l'Etat de prendre le contrôle de la situation.
Le président Sleimane a "annoncé un pas exceptionnel de nature à aboutir à un véritable Etat dont l'autorité et l'armée ne doivent être devancées par aucune autre force", a dit M. Hariri, ex-Premier ministre du Liban, qui doit rencontrer le président français en soirée à Ryad. AFP


Boutade sur l'Algérie: "regrets" de Hollande, Alger satisfait

23-12: Pour la première fois, une plaisanterie dont François Hollande est coutumier a provoqué un incident diplomatique: le chef de l'Etat a dû exprimer dimanche ses "sincères regrets" après une boutade sur la sécurité en Algérie, regrets accueillis "avec satisfaction" à Alger.

Prenant la parole le 16 décembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le chef de l'Etat avait déclaré sur le ton de la plaisanterie que Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, était rentré d'Algérie "sain et sauf". Avant d'ajouter: "c'est déjà beaucoup".

La saillie de François Hollande a été fort mal accueillie en Algérie, où les souvenirs douloureux de la guerre civile, dans les années 90, restent très vifs.
Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a estimé samedi qu'il s'agissait d'un "incident regrettable" et d'une "moins-value" pour les liens entre les deux pays.

Le Rassemblement national démocratique (RND), deuxième force politique du parlement algérien, a même jugé que les propos de François Hollande "dénotaient la haine vouée par les Français aux Algériens".
"Hollande se moque de l'Algérie devant les juifs", pouvait-on lire en première page de journaux algériens.
En France, le président de l'UMP Jean-François Copé a qualifié, dimanche sur Twitter, la plaisanterie de François Hollande de "dérapage verbal" et de formule "déplacée" .

Le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a déclaré, également sur Twitter, que de tels propos lui donnaient "la nausée".
Face à ces réactions, François Hollande a exprimé dans un communiqué "ses sincères regrets pour l'interprétation qui est faite de ses propos et en fera directement part au président (algérien Abdelaziz) Bouteflika".
"Chacun connaît les sentiments d?amitié que François Hollande porte à l?Algérie et le grand respect qu'il a pour son peuple, comme l'ont prouvé la visite d?État qu'il a effectuée en décembre dernier et les discours qu'il a prononcés", a ajouté la présidence de la République.

Peu après, Ramtane Lamamra a fait savoir avoir "pris connaissance avec satisfaction" de ce communiqué.
Ce n'est pas la première fois qu'avec ses bons mots, François Hollande provoque trouble, gêne ou agacement. L'homme pratique depuis toujours ce type de propos badins, avec un succès inégal auprès de son entourage. "C'est son péché mignon, il ne peut pas s'en empêcher, et pourtant il se retient !", confie l'un de ses proches.
Laurent Fabius l'avait qualifié même de "monsieur petites blagues", à une époque où les deux hommes s'opposaient au sein du PS.

A une petite fille qui lui disait au Salon de l'agriculture, en février dernier, n'avoir jamais vu Nicolas Sarkozy, François Hollande lui avait répondu à brûle-pourpoint: "bah! tu ne le verras plus".
L'opposition s'était emparée de cette réplique, y voyant un "dérapage" revenant, selon les mots de Nathalie Kosciusko-Morizet, à "insulter les millions de Français" ayant voté pour Nicolas Sarkozy.

A la même époque, après l'abdication de Benoît XVI, il avait lancé, tout en rendant hommage au pape démissionnaire: "nous ne présentons pas de candidat" au conclave.
Des propos qui avaient suscité un certain émoi dans l'opposition, les considérant comme désinvoltes à l'égard du Vatican.
Mais cette fois-ci, son humour a suscité une vive réaction dans une capitale étrangère car il s'est heurté à la complexité des relations entre l'Algérie et l'ancienne puissance coloniale, très sensibles depuis l'indépendance en 1962.
"L'Algérie m'est chère. Mais force est de constater qu'après plus de 50 ans, ns ne sommes par parvenus à pouvoir plaisanter. Le temps viendra", a constaté dans un tweet Michèle Delaunay, ministre chargée des Personnes âgées.
François Hollande s'est efforcé néanmoins, depuis son arrivée au pouvoir, de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales, qui s'est traduite par une visite d'Etat en Algérie en décembre 2012 et, il y a moins d'une semaine encore, par la visite du Premier ministre, durant laquelle Jean-Marc Ayrault a plaidé pour un "nouvel élan" économique avec l'Algérie. AFP


L'enquête anti-corruption se poursuit en Turquie

22-12: ANKARA (Reuters) - La police turque a arrêté samedi seize personnes de plus, parmi lesquelles les fils de deux ministres en exercice, dans l'enquête sur une affaire de corruption au coeur du pouvoir qui fragilise le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

Depuis l'ouverture de cette enquête, plusieurs dizaines de personnalités proches des cercles politiques ont été arrêtées. Vingt-quatre sont toujours en détention provisoire.

Baris Guler, fils du ministre de l'Intérieur, Kaan Caglayan, dont le père est ministre de l'Economie, de même que Suleyman Aslan, directeur général de la Halkbank, sont les dernières cibles de haut rang de cette opération lancée la semaine passée.
Egalement inquiétés, le maire d'un quartier d'Istanbul ainsi que le fils du ministre de l'Environnement ont été remis en liberté sur décision de justice rendue ce samedi.
En réaction, la hiérarchie policière a été sérieusement remaniée: plusieurs de ses cadres, dont le chef de la police d'Istanbul et les directeurs de cinq services de la police stambouliote, y compris la brigade financière, ont été limogés pour abus de pouvoir et Erdogan a dénoncé une "sale manoeuvre" visant à ternir son pouvoir.

Samedi, le chef du gouvernement, issu du Parti de la justice et du développement (AKP), a haussé le ton, accusant des ambassadeurs en poste en Turquie d'être impliqués dans ces accusations et menaçant de les expulser.
"Ces derniers jours, de manière très étrange, des ambassadeurs se sont retrouvé mêlés à des actes de provocation. Je leur enjoins de faire leur travail. S'ils s'en éloignent, ils pourraient tomber sous le coup la loi. Nous n'avons pas à les garder dans notre pays", a-t-il dit lors d'un rassemblement dans la province de Samsun sur les bords de la mer Noire.

Erdogan n'a pas précisé ses soupçons, mais des journaux pro-gouvernementaux affirment que l'ambassadeur des Etats-Unis a encouragé l'arrestation du directeur général de la Halkbank - une allégation réfutée par l'ambassade américaine.
L'enquête anti-corruption, la plus étendue depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan en 2002, menace son autorité et l'image de son parti islamo-conservateur à l'approche des élections municipales et présidentielle de 2014.
Les médias présentent l'affaire comme une manifestation de la rivalité qui fait rage au sommet de l'Etat entre les partisans du Premier ministre et ceux du prédicateur musulman Fethullah Gülen.

Ce dernier, exilé aux Etats-Unis depuis 1999, dirige une confrérie puissante présente dans les rouages de l'Etat, y compris au sein de l'AKP, des services secrets et de la magistrature.
Dans un enregistrement mis en ligne vendredi soir sur un de ses sites internet, il voue aux gémonies les responsables de la purge menée dans la hiérarchie policière.
"Ceux qui ne voient pas le voleur mais s'en prennent à ceux qui tentent de l'arrêter, ceux qui ne voient pas le meurtre mais tentent de diffamer autrui en accusant des innocents, que Dieu réduise leurs maisons en cendres, qu'Il brise leurs unités", dit-il. Reuters


Turquie: les fils des ministres de l'Intérieur et de l'Economie emprisonnés

22-12: La justice turque a placé en détention provisoire samedi les fils de deux ministres proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Ces arrestations surviennent dans le cadre d'un scandale de corruption sans précédent.

La justice turque a inculpé et placé en détention provisoire samedi matin les fils de deux ministres proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Ces arrestations surviennent dans le cadre d'un scandale de corruption sans précédent.
Au terme d'une longue nuit d'auditions au palais de justice d'Istanbul, Baris Güler et Kaan Caglayan, les fils des ministres de l'Intérieur Muammer Güler et de l'Economie Zafer Caglayan, ont été emprisonnés samedi matin, conformément aux réquisitions des procureurs en charge de ce dossier.

Outre ces deux personnalités réputées proches de M. Erdogan, une vingtaine d'autres personnes ont été placées en détention, dont le PDG de la banque publique Halk Bankasi, Suleyman Aslan, et l'homme d'affaires originaire d'Azerbaïdjan Reza Zerrab.
Toutes sont soupçonnées de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent dans le cadre d'une première enquête sur des ventes d'or et des transactions financières entre la Turquie et l'Iran sous embargo.
Le fils du ministre de l'Environnement Erdogan Bayraktar, Abdullah Oguz Bayraktar, le magnat des travaux publics Ali Agaoglu, patron du groupe éponyme, et le maire du district stambouliote de Fatih, Mustafa Demir, membre du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, ont été laissés en liberté jusqu'à leur procès.

Ce deuxième groupe de personnalités est soupçonné de corruption dans le cadre de deux affaires distinctes de marchés publics immobiliers.
En réaction, la hiérarchie policière a été sérieusement remaniée: plusieurs de ses cadres, dont le chef de la police d'Istanbul et les directeurs de cinq services de la police stambouliote, y compris la brigade financière, ont été limogés pour abus de pouvoir et Erdogan a dénoncé une "sale manoeuvre" visant à ternir son pouvoir.

Samedi, le chef du gouvernement, issu du Parti de la justice et du développement (AKP), a haussé le ton, accusant des ambassadeurs en poste en Turquie d'être impliqués dans ces accusations et menaçant de les expulser.
"Ces derniers jours, de manière très étrange, des ambassadeurs se sont retrouvé mêlés à des actes de provocation. Je leur enjoins de faire leur travail. S'ils s'en éloignent, ils pourraient tomber sous le coup la loi. Nous n'avons pas à les garder dans notre pays", a-t-il dit lors d'un rassemblement dans la province de Samsun sur les bords de la mer Noire.

Erdogan n'a pas précisé ses soupçons, mais des journaux pro-gouvernementaux affirment que l'ambassadeur des Etats-Unis a encouragé l'arrestation du directeur général de la Halkbank - une allégation réfutée par l'ambassade américaine.
L'enquête anti-corruption, la plus étendue depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan en 2002, menace son autorité et l'image de son parti islamo-conservateur à l'approche des élections municipales et présidentielle de 2014. ATS


Boutade de Hollande: "une moins value" pour les liens franco-algériens, selon Alger

22-12: Le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra a estimé samedi à Alger que la boutade du président François Hollande sur la sécurité en Algérie était un "incident regrettable" et une "moins-value" pour les liens entre les deux pays.

Le président Hollande a déclaré le 16 décembre sur le ton de la plaisanterie devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui fêtait ses 70 ans, que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était rentré d'Algérie "sain et sauf". "C'est déjà beaucoup", avait-il ajouté.
M. Valls avait accompagné mi-décembre le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à Alger.

L'Elysée ne conteste pas la véracité de cette plaisanterie, formulée dans un cadre complètement informel, mais n'a pas souhaité réagir officiellement.
"Il est clair qu'il s'agit d'une moins-value par rapport à l'esprit qui enveloppe nos relations et à la réalité de ce que les délégations françaises, et même autres, peuvent constater de la situation sécuritaire en Algérie", a déclaré M. Lamamra lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois, Wang Yi.

"Nous avions terminé l'année 2012 sur le succès éclatant de la visite d'Etat de M. François Hollande en Algérie. L'année 2013 n'est pas encore terminée, nous ne souhaitons pas la terminer sur une mauvaise note, et nous souhaitons donc que nous puissions trouver dans les jours qui nous séparent de la fin de l'année un moyen de tourner la page de cet incident regrettable", a-t-il également dit.
La presse algérienne a vivement critiqué la déclaration de M. Hollande. Samedi encore, elle faisait la une des journaux arabophones El-Khabar, Echorouk et Ennahar. "Hollande se moque de l'Algérie devant les juifs", pouvait-on lire en première page.
Et tant sur les sites d'information en ligne que sur les réseaux sociaux, nombre de lecteurs algériens se sont déchaînés contre le président français, pourtant jusqu'à présent très populaire dans le pays.

Samedi, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH, gouvernementale), Farouk Ksentini, a appelé M. Hollande à présenter des excuses pour ses propos "provocateurs à l'encontre de l'Algérie".
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste), Abderezzak Mokri, a appelé les autorités algériennes à réagir à ces propos qui constituent, a-t-il dit, "une atteinte flagrante à l'Algérie". A Paris, un responsable du parti de droite UMP, Geoffroy Didier, a qualifié "d'indigne" et "d'ironie fétide" la boutade de François Hollande et a estimé que le chef de l'Etat devait "présenter ses excuses au peuple algérien". AFP


Plus de 11 000 enfants tués dans le conflit syrien

24-11: Plus de 11 000 enfants ont été tués dans le conflit syrien, parmi les 113 735 morts civils et combattants recensés, selon un rapport publié dimanche 24 novembre par le centre de réflexion britannique Oxford Research Group.

Pour les 10 586 enfants (sur 11 420, âgés de 17 ans ou moins) dont la cause de la mort a été précisée, 7 557, soit 71 %, ont été tués par des "armes explosives" (bombardements aériens, tirs d'artillerie, attentats à la bombe, voitures piégées) entre le déclenchement du conflit, en mars 2011, et la fin d'août 2013.
"Les tirs d'armes légères sont responsables de la mort d'un enfant sur quatre – 2 806 enfants, 26,5 % du total. Parmi eux figurent 764 enfants exécutés sommairement et 389 abattus par des tireurs embusqués", précise l'étude. En outre, parmi les mineurs tués sommairement, "112 avaient été torturés", dont cinq âgés de 7 ans ou moins et onze entre 8 et 12 ans.
L'étude rapporte également que "128 enfants ont été enregistrés comme ayant été tués par des armes chimiques dans la Ghouta le 21 août 2013" lors d'une attaque attribuée par l'opposition syrienne et les pays occidentaux au régime du président Assad. Cette attaque, qui a fait plusieurs centaines de morts, a donné lieu à une escalade des tensions et au démantèlement des armes chimiques du régime syrien. AFP


Risque de givrage des moteurs de certains Boeing

24-11: Boeing a mis en garde les compagnies aériennes les utilisant contre un risque de givrage des moteurs de certains de ses gros porteurs 747 et 787, a indiqué samedi 23 novembre une porte-parole du constructeur aéronautique américain.

Les appareils concernés sont des 747-8 et des 787 (dits "Dreamliner") équipés de moteurs de General Electric GEnx, les 787 avec des moteurs Rolls-Royce Trent 1000 n'étant, en revanche, pas affectés, a précisé la porte-parole.

L'avertissement fait suite à "des exemples de givrage par des cristaux de glace ayant entraîné une diminution temporaire des performances du moteur", selon Boeing, qui assure que "seulement un petit nombre" de moteurs GEnx ont rencontré ce problème en vol.
Boeing dit travailler avec GE et les compagnies concernées pour trouver une solution. En attendant, il demande aux avions concernés de ne pas voler à proximité des orages susceptibles de contenir des cristaux de glace. "Boeing est déçu de l'impact de cette situation sur nos clients, de même que l'équipe de GE", a indiqué la porte-parole.
Le 787, dernier-né de Boeing, a accumulé les déboires cette année. Tous les appareils en exploitation avaient été immobilisés pendant plusieurs mois en début d'année en raison de problèmes de batteries. Et une série d'autres incidents techniques ont été constatés depuis la reprise des vols. AFP


L'Iran heureux que son programme atomique soit "reconnu"

24-11: DUBAI (Reuters) - Mohammad Javad Zarif, chef de la diplomatie iranienne, a salué dimanche comme un "grand succès" l'accord conclu entre Téhéran et les six grandes puissances à Genève, et l'a présenté comme une reconnaissance du programme nucléaire de son pays.

Un accord préliminaire sur le nucléaire iranien a été conclu à Genève afin de réduire l'ampleur du programme atomique de la République islamique, en échange d'un allégement des sanctions qui pèsent sur elle. L'accord suspend les volets les plus controversés du programme atomique de l'Iran en lui imposant d'arrêter l'enrichissement d'uranium au-dessus de 5%, de neutraliser ses réserves enrichies à 20% et de stopper le projet de réacteur à eau lourde d'Arak. "À terme, le processus d'enrichissement sera accepté et dans le même temps, toutes les sanctions seront levées", a cependant estimé Mohammad Javad Zarif, qui s'exprimait sur la télévision iranienne Press TV. Le ministre s'est en outre engagé à accroître la coopération de Téhéran avec L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et a présenté l'accord comme une occasion pour l'Occident de "retrouver la confiance de la nation iranienne". Reuters


Mondial-2014: l'Algérie se dit "sereine" après les réclamations du Burkina Faso

24-11: L'Algérie s'est dit dimanche "sereine" après les réclamations du Burkina Faso contre elle visant Madjid Bougherra, un joueur qui devait être suspendu, selon elle, pour un présumé cumul de cartons jaunes, lors du barrage retour qui a envoyé l'Algérie au Mondial-2014.

"Nous sommes sereins et tranquilles. Nous sommes au Mondial et Bougherra n'était pas suspendu pour le match Algérie - Burkina Faso", a déclaré le président de la Fédération algérienne de football (FAF) Mohamed Raouraoua, cité par l'agence de presse APS.
La Fédération burkinabè (FBF) avait annoncé le 22 novembre avoir déposé une réclamation auprès de la Fifa contre l'Algérie qui a aligné Madjid Bougherra, un joueur non qualifié selon elle, lors du barrage retour des qualifications au Mondial-2014, joué le 19 novembre.

Bougherra, auteur de l'unique but, "ne devait pas disputer le match en raison d'un cumul de cartons jaunes", selon le président de la FBF, Sita Sangaré.
Selon la FBF, le capitaine des Fennecs aurait d'abord reçu un carton jaune face au Mali en phase de groupe et un deuxième en barrage aller à Ouagadougou, synonyme en principe de suspension pour le match retour à Blida.

"Les Burkinabés ont consulté le système automatique des cartons de la Fifa qui est actualisé au lendemain de chaque match. Ils l'ont visité après la rencontre et le système a été mis à jour, donc Bougherra avait deux cartons jaunes après la rencontre et non pas avant", a précisé M. Raouraoua.
La réclamation du Burkina Faso portait également sur l'arbitrage du Sénégalais Badara Diatta, qui "n'aurait pas fait jouer en totalité les quatre minutes du temps additionnel". AFP


Vol de VÉHICULES, AGRESSIONS, CAMBRIOLAGES ET DROGUE : Le crime pourrit le quotidien des Algérois

17-07: Le crime semble prendre le dessus sur le quotidien des Algérois, traumatisés par ce qui se passe dans leur cité. Avec un record de 62 arrestations par jour, la situation dans la capitale se dégrade dangereusement.

Les vols, les agressions, le trafic de drogue et les cambriolages de domiciles constituent le décor quotidien de la capitale à la lumière d’un bilan exhaustif de la sûreté de wilaya d’Alger, dont Liberté détient une copie. En six mois seulement, les policiers des 17 sûretés de daïra ont procédé à l’arrestation de 11 021 personnes dont 475 femmes, soit une moyenne de 62 arrestations/jour.

La Sûreté nationale a également traité durant le 1er semestre de l’année en cours 18 643 affaires, dont 11 586 résolues. 11 021 présumés auteurs ont été traduits devant la justice. 5 246 mandats de dépôt ont été prononcés. Concernant les atteintes aux personnes, pas moins de 5 923 affaires, ont été élucidées, enregistrant ainsi une hausse perceptible en agressions et en tentative de meurtres par rapport à la même période en 2012. Les délits contre la famille et aux bonnes mœurs ont connu une croissance de près de 50%, avec 2 449 cas.
La capitale semble perdre de jour en jour l’image de la belle cité d’antan, et ce, en raison bien entendu de la conséquence du terrorisme et de l’exode rural, mais aussi de la mauvaise gestion de ses responsables locaux. Parmi les affaires enregistrées, 7 690 sont liées aux atteintes aux biens, dont 230 affaires de vol de véhicules, dont voitures récupérées, ce qui se traduit par une baisse comparativement au 1er semestre de l’année 2012 durant laquelle il a été enregistré 8 487 affaires, dont 250 vols de véhicules et 129 récupérés. Mais le danger demeure dans le port d’armes prohibées, comme les sabres, les couteaux, les objets tranchants, les gourdins ou encore les bombes lacrymogènes.

Ce phénomène en croissance pourrit la vie des Algérois plus que jamais menacés dans leur quotidien. Dans ce registre, la sûreté de wilaya d’Alger relève 1 602 délits concernant le port d’armes prohibées et trouble à l’ordre public. La capitale c’est aussi le trafic de drogue et ce qu’elle génère comme dégâts collatéraux sur la jeunesse, la famille et la société. Ainsi, en matière de lutte contre les stupéfiants durant le premier semestre 2013, les policiers ont traité 2 135 affaires, impliquant 2 626 personnes, avec une saisie de 60 kg de résine de cannabis et 21 877 comprimés psychotropes.
Là, aussi, on constate une hausse en matière de personnes arrêtées et de marchandises saisies, notamment les comprimés psychotropes. Sur le registre de la sécurité routière, le document évoque une baisse en termes d’accidents de la circulation, avec 28 décès et 797 blessés. Concernant la prévention routière, les services de la sécurité publique ont constaté 8 572 infractions au code de la route et 3 603 délits enregistrant en hausse par rapport à la même période de l’année 2012. liberté


Mohamed Morsi visé par une enquête criminelle en Egypte

14-07: LE CAIRE (Reuters) - Une enquête pénale a été ouverte pour espionnage, incitation à la violence et destruction de l'économie à l'encontre du président Mohamed Morsi écarté du pouvoir par l'armée il y a 10 jours en Egypte.

Le chef de l'Etat qui est détenu depuis le 3 juillet par les militaires dans un lieu tenu secret, sans doute dans les locaux de la Garde républicaine au Caire, n'a pas été officiellement inculpé pour le moment.
Vendredi, l'Allemagne et les Etats-Unis ont demandé la libération du président déchu, démocratiquement élu et investi il y a environ un an, le 30 juin 2012.

Les services du procureur général ont publié samedi un communiqué affirmant avoir reçu des plaintes visant Mohamed Morsi et huit autres responsables islamistes dont le guide de la confrérie, Mohamed Badie.

Le dépôt des plaintes est la première étape de la procédure pénale, permettant au ministère public d'entamer des investigations qui pourraient déboucher sur des inculpations.
L'annonce faite samedi par le parquet est relativement inhabituelle car celui-ci attend d'ordinaire d'avoir procédé à des inculpations pour annoncer publiquement l'existence d'une procédure judiciaire.
Badie et plusieurs autres membres de la confrérie doivent déjà répondre d'accusations pour incitation à la violence retenues contre eux cette semaine mais peu d'entre eux ont été arrêtés par la police.

"Nous les laissons faire leurs discours et leurs manifestations et au final, tout sera résolu en douceur et légalement", a déclaré un haut gradé souhaitant rester anonyme.
Le bureau du procureur général n'a pas précisé d'où émanaient les plaintes contre Morsi et les Frères musulmans. La loi égyptienne l'autorise à enquêter sur des plaintes émanant de la police ou de tout citoyen.

Gehad El Haddad, porte-parole des Frères musulmans, a qualifié d'absurdes les accusations des autorités, qu'il a jugées elles-mêmes responsables des violences.
"Ils commettent le crime puis en accusent leurs opposants. Tant qu'il y aura une force de police criminelle et une justice complice, les preuves apparaîtront et les juges seront satisfaits. Et les médias vendront cela au public", a-t-il dit.
La confrérie a appelé samedi ses membres à une poursuite des manifestations la semaine prochaine pour exiger le rétablissement de Mohamed Morsi dans ses fonctions.

Plus de 90 personnes ont été tuées dans les violences qui ont fait suite à sa mise à l'écart le 3 juillet après plusieurs jours d'une contestation de grande ampleur demandant le départ du chef de l'Etat issu de la confrérie islamiste.
Des dizaines de milliers de partisans de l'ex-président se sont à nouveau rassemblés dans la nuit de vendredi à samedi avant de se disperser pacifiquement au lever du jour.

"Qu'il y ait lundi prochain une foule encore plus importante, si Dieu le veut, sur toutes les places d'Egypte -contre le coup d'Etat militaire", a déclaré Essam el Erian, l'un des responsables du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), la branche politique de la confrérie.
"L'Egypte fait ses choix dans les urnes, par les manifestations, par les grands défilés et par les sit-in pacifiques", ajoute-t-il sur le réseau Facebook. "Aucune personne, aucun groupe d'élite ou organisation militaire n'imposera son choix au peuple".

Les manifestations de vendredi, jour de la grande prière, se sont déroulées sans violence, contrairement à celles de la semaine précédente qui avaient fait 35 morts lors d'affrontements entre partisans et adversaires de Morsi.
Lundi, 57 personnes ont été tuées lorsque l'armée a ouvert le feu sur des manifestants rassemblés près de la caserne dans laquelle l'ancien chef de l'Etat serait détenu par les militaires.
Les généraux, qui nient tout coup d'Etat, affirment avoir répondu à l'appel des millions d'Égyptiens qui ont manifesté fin juin contre leur premier président démocratiquement élu, dont ils dénonçaient la dérive autocratique. Reuters


Allégations d'espionnage: les Européens interrogent Washington

30-06: Les Européens ont exigé dimanche des explications sur le programme d'espionnage américain qui aurait également visé les institutions de l'UE, selon de dernières révélations dans cette affaire qui pourraient compliquer les relations transatlantiques.

Les Européens ont exigé dimanche des explications sur le programme d'espionnage américain qui aurait également visé les institutions de l'UE, selon de dernières révélations dans cette affaire qui pourraient compliquer les relations transatlantiques.
Le programme d'espionnage de la NSA américaine (Agence nationale de sécurité) a aussi visé l'Union européenne, a assuré le magazine allemand Der Spiegel dimanche, fondant ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, à l'origine des révélations sur ce programme baptisé Prism.
"Nous avons pris contact immédiatement avec les autorités américains à Washington et à Bruxelles et les avons mis face aux informations de presse. Ils nous ont dit qu'ils vérifiaient l'exactitude des informations publiées hier et qu'ils reviendraient vers nous", a annoncé dimanche la Commission européenne dans un communiqué.

A Berlin, la ministre de la Justice a aussi réclamé des comptes. "Il faut que du côté américain on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos d'écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non", a déclaré Sabine Leutheusser-Schnarrenberger dans un communiqué.
Dès samedi soir, le président du Parlement européen, Martin Schulz, avait estimé que "si cela se confirme, il s'agit d'un immense scandale". "Cela nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis".

A Paris, le chef du Parti socialiste (PS, au pouvoir), Harlem Désir, a qualifié d'"inacceptable" un espionnage américain s'il était confirmé, tandis que le responsable du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon exigeait "l'arrêt immédiat des négociations" commerciales entre l'UE et les Etats-Unis, qui viennent d'être lancées.
Depuis l'Afrique du Sud, où il accompagne le président américain Barack Obama, le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Ben Rhodes, s'est contenté de souligner que les Européens étaient des "parmi les alliés les plus proches" des Etats-Unis en matières de renseignement, se refusant à de plus amples commentaires.

Selon un document révélé par le Spiegel, daté de septembre 2010, classé "strictement confidentiel", la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington.
Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes.

La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, dans lesquels les Européens sont explicitement désignés comme des "cibles à attaquer".
La NSA avait même étendu ses opérations jusqu'à Bruxelles. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan dans la banlieue de Bruxelles.

En 2003, l'UE avait effectivement confirmé la découverte d'un système d'écoutes téléphoniques des bureaux de plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Autriche et l'Italie.
Ces micros auraient été placés dans des cabines de traducteurs lors de la construction du bâtiment accueillant le Conseil des ministres de l'UE à Bruxelles, en 1993 et 94, et il est donc difficile de savoir s'il s'agit de cette affaire dont parle l'article du Spiegel.

Dix ans plus tard, l'enquête menée par la justice belge n'a débouché sur aucun résultat concret. En 2011, le "Comité R", qui chapeaute les services de renseignement belges, avait dénoncé une enquête menée "de manière assez informelle et plutôt désordonnée" et relevé que "la hiérarchie du Conseil" européen de l'époque n'avait pas montré d'empressement à ce que l'affaire soit résolue.
Auteur de révélations explosives sur les programmes de surveillance des télécommunications, l'ex collaborateur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) est coincé depuis une semaine à l'aéroport de Moscou, en provenance de Hong Kong, son passeport étant annulé par les Etats-Unis qui réclament son extradition pour espionnage.

L'Equateur a renvoyé samedi à la Russie la responsabilité d'un transfert d'Edward Snowden, qui a sollicité l'asile politique dans ce pays. AFP


Petite "alerte de santé" pour Bouteflika

28-04: Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été victime samedi d'un léger accident vasculaire mais son état de santé ne suscite pas d'inquiétude, a déclaré le premier ministre Abdelmalek Sellal, cité par l'agence de presse nationale APS. Selon l'agence, le chef de l'Etat algérien, élu sans interruption depuis 1999 et qui est âgé de 76 ans, a connu "un accident ischémique transitoire sans séquelles" à 12h30 locales (11h30 GMT) et son médecin lui a prescrit du repos.

"Les premières investigations ont été déjà entamées et son excellence le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens", a déclaré le directeur du Centre national de la médecine sportive, Rachid Bougherbal, cité par l'agence. "Il y a quelques heures, le président ne s'est pas senti bien et il a été hospitalisé mais son état de santé n'est pas grave du tout", a déclaré de son côté le chef du gouvernement, cité par APS.

Abdelaziz Bouteflika, réélu à deux reprises, ne devrait pas briguer un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle prévue l'an prochain. Selon des rapports diplomatiques américains parvenus aux médias, il a souffert d'un cancer qui est actuellement en phase de rémission. La question de sa succession reste posée en Algérie, où aucune personnalité n'a pour l'instant émergé .Reuters